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Pourquoi suivre une formation pour devenir accompagnante à la naissance?

Cet article a été publié en janvier 2012 sur mon précédent site doulalaurentides.com

J’ai toujours eu une attirance pour les femmes enceintes, les nouveaux-nés et tout le mystère qui entoure cette période…très féminine!

Pour moi, française d’origine, des études de sage-femme n’étaient même pas à envisager: il fallait être une bosse en maths et sciences ce qui n’était pas mon cas: j’ai fait des études littéraires avec trois langues étrangères!

En août 2010, lors d’un atelier de quatre jours entre femmes, je rencontre une accompagnante à la naissance québécoise (ou doula). Curieuse, je lui demande des précisions sur ce que c’est qu’une doula et, devant moi s’ouvre la belle et grande porte de l’accompagnement à la naissance!

Ce soir-là, j’entends parler du centre Pleine Lune qui se trouverait dans la région des Laurentides (Québec) où j’habite désormais. Quelques jours plus tard à Val-David, je tombe sur un dépliant de ce centre… et c’est là que tout a commencé pour moi!

Il m’aura fallu attendre un an avant de pouvoir commencer la formation (elle se donnait à l’automne 2011 seulement), mais, ces 12 mois m’ont permis de me rapprocher de ce milieu, de cette profession et de lire et me renseigner sur le sujet tant que j’ai pu! J’ai ainsi découvert Michel Odent lors de sa venue à Montréal, j’ai lu trois de ses ouvrages, je suis devenue une lectrice assidue du blogue du centre Pleine Lune et ai fait la connaissance d’Isabelle Challut, une des co-fondatrices du centre, elle-même qui donne la formation d’accompagnement à la naissance.

Je tombe enceinte pour la première fois en juin 2011, mais mon projet de faire la formation n’est pas remis en question, au contraire, il n’en est que plus renforcé!

En effet, j’ai remarqué que, de plus en plus clairement, beaucoup de femmes et jeunes femmes de mon entourage doutaient de leur capacité à donner naissance ou à allaiter et envisageaient l’accouchement comme un moment de leur vie plus effrayant que révélateur, qu’initiatique… N’ayant jamais accouché moi-même, je n’osais pas leur faire part de mon intuition: nous sommes faites pour ça, nous les femmes (et pour encore bien d’autres choses): donner la vie après l’avoir portée!

Être accompagnante, c’est pour moi la possibilité d’informer les parents que j’épaulerai et aussi de tisser des liens de confiance avec eux afin que, le jour J, cette relation assure à la femme en travail la possibilité de suivre son instinct.

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Le rôle de la doula

Cet article a été publié en janvier 2012 sur mon précédent site doulalaurentides.com

La quasi totalité des femmes accouche actuellement en milieu hospitalier au Québec (et pas seulement au Québec!), alors, je pense très important de cibler cet environnement bien particulier lorsque je parle du rôle de l’accompagnante. En effet, les femmes qui sont suivies par des sages-femmes et qui accouchent en maison de naissance touchent de plus près, me semble-t-il, au lien étroit que féminité entretient avec maternité et enfantement.

Ainsi, il me semble que le rôle de l’accompagnante à la naissance, c’est d’être:

– gardienne de l’instinct maternel de la parturiente.

– une personne-ressource qui est présente pendant la grossesse et tout le long de l’accouchement.

– un lien de confiance pour la mère et le père (ou tout autre personne présente) dans un environnement qui peut être intimidant (l’hôpital) pendant l’accouchement.

– un pont entre eux, l’intimité et l’extérieur, le personnel de l’hôpital.

– une présence qui, lors des moments plus intenses, rappelle à la mère ses valeurs et le pouvoir qu’elle a.

– une femme qui connaît les parents, leurs valeurs, leurs besoins, leurs envies et leurs préoccupations et qui, sans les juger, va les accompagner sur ce chemin, tout le long, avec respect et douceur.