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Du lâcher prise bénéfique

Cet article a été publié en mars 2012 sur mon précédent site doulalaurentides.com

La notion de lâcher-prise est très importante dans la vie, mais, d’autant plus dans la période périnatale, je l’ai vécu durant différents moments de ma grossesse, de mon accouchement et même dès la naissance de ma fille. Voici un de ces moments:

Mon bébé ne tournait décidément pas, j’ai donc décidé de lâcher prise entre la 37e et la 38e semaine et ai accepté de regarder mes options en face:

– une césarienne dans mon hôpital local

– une rencontre avec un gynéco-obstétricien de l’hôpital Ste-Justine à Montréal, pour évaluer mes chances de pouvoir accoucher par voie basse.

J’ai opté, avec mon conjoint, pour une rencontre à Ste-Justine. En y allant, on se disait que ce n’était que pour prendre de l’information… en fait, conquis par l’attitude et le discours de la résidente et du médecin, on décidait le jour même de faire la pelvimétrie et l’échographie pour évaluer le poids du bébé.

Le lendemain, coup de fil de la médecin: je suis une candidate idéale pour un siège par voie basse: Youpi!!!!

Je tiens à préciser que la veille, j’avais envoyé un message à Isabelle Brabant, qui a écrit l’excellent livre « Une naissance heureuse », pour lui demander si tenter un accouchement vaginal dans mon cas était un caprice de ma part (je ne voulais pas de césarienne- surtout si autre chose était possible) et que je mettais mon bébé en danger, ou bien si j’avais raison de me diriger dans cette voie-là. Sa réponse, encourageante et déculpabilisante m’avait vraiment mis du baume au cœur et nous avait mis en bonne condition, mon chum et moi, pour la rencontre à Ste-Justine.

Comme quoi, du moment où j’ai décidé de lâcher prise et d’aller avec la situation qui se présentait (le siège) des solutions s’offraient à moi; avant ça, j’allais de déception en déception (version externe ratée, ostéo, acupuncture, etc.) et mes nerfs voulaient me lâcher!!

J’avais lu et relu un document très intéressant et instructif de la société des obstétriciens et gynécologues du Canada sur les dernières recommandations concernant les accouchements de bébés en siège.

Je vous raconterai dans un autre billet comment ce document m’a aidée pendant mon accouchement.

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Non, la césarienne n’est pas un choix au menu!

Cet article a été publié en janvier 2012 sur mon précédent site doulalaurentides.com

Dernièrement, j’ai eu une conversation avec plusieurs proches concernant la césarienne.

Contexte: Pour faire vite, comme mon bébé n’a pas tourné (à 34 semaines, ce n’est pas grave, je sais, merci) et que je le mentionnais sur mon Facebook personnel/ à des proches, les deux réactions majoritaires que j’ai reçues m’ont un peu exaspérée… Voici pourquoi:

– Première réaction: « Ce n’est pas grave, certains tournent à la dernière minute, t’inquiète ». Oui, mais ET SI mon bébé ne tournait pas pour une bonne raison et qu’attendre sans rien faire nous faisait prendre le risque de devoir vivre une césarienne? (oui, c’est risqué). Ce serait quand même dommage de se dire, après-coup, si j’avais su….

– Deuxième réaction: « Tu sais, la césarienne, je suis passée (ou ma voisine, ou ma femme,etc.) par là et mon enfant est en bonne santé. C’est pas grave. » Oui, mais, je souhaite le meilleur départ pour mon bébé dans la vie et la césarienne n’est pas exactement ce que je lui souhaite (ni à moi comme nouvelle maman) comme départ.

J’ai largement préféré les réactions (parfois en message privé) constructives qui me donnaient des outils, des trucs pour inciter/ favoriser le retournement du bébé. Ca, ça m’apporte quelque chose parce que, oui, plus on attend, plus c’est difficile pour bébé de tourner.

Maintenant que la mise en contexte est faite, j’aimerais juste terminer pour expliquer le titre de ce petit texte:

Non, la césarienne n’est pas une option. Oui, ça arrive, tant mieux que l’on ait ce savoir-faire pour les cas d’urgence, mais, non, ce n’est pas une option.

Quand vous prenez l’avion (Montréal-New York disons), est-ce que vous vous dites, « Au pire, j’arriverai par le toboggan d’urgence, pas grave, je serai à New York pareil. » ? Non, bien sûr ! Même si on sait qu’un accident/ une urgence peut arriver, on n’envisage pas comme une option l’atterrissage d’urgence, voire l’évacuation d’urgence à l’issue de notre voyage. Avec tous les risques que représentent ce genre de situations. Et bien, un accouchement c’est pareil.

Heureusement qu’il existe des solutions de secours, mais, elles restent circonscrites à un contexte bien précis- ce qui devrait être la même chose avec la césarienne.

Loin de moi l’intention de vouloir culpabiliser les mères qui ont eu une césarienne, c’est leur histoire. Mais, ce n’est pas l’histoire de l’humanité, ce n’est pas à banaliser pour que celles qui ont eu une césarienne ne se sentent pas différentes. Oui, ce qu’elles ont vécu est différent. Ce n’est pas mieux ni moins bien, c’est autre chose, c’est une intervention chirurgicale. Elles n’en seront pas de « mauvaises mères » pour autant ou quoique ce soit d’autre de moins… elles n’ont pas non plus à se justifier. Mais, la césarienne n’est pas un choix.

Voilà, sur ce, je vous laisse!