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Parce qu’une doula n’a pas d’attente

Cet article a été publié en novembre 2012 sur mon précédent site doulalaurentides.com

Vaste sujet car, malgré mon titre, je doute qu’une doula n’ait aucune attente (il me semble qu’elle espère au moins que ses clients aient une expérience d’accouchement/ de naissance heureuse).

Vendredi dernier, j’expliquais à des doulas avec qui je suivais une formation sur l’AVAC qu’une chose avait été très importante lors de ma propre expérience d’accouchement accompagnée d’une doula: j’avais eu le sentiment, voire même la certitude (et ça m’avait un peu déstabilisée) que mon accompagnante n’avait aucune « préférence ». Je m’explique:

Lorsque, de retour chez moi après une version externe infructueuse pour essayer de faire tourner mon bébé, je décide qu’une césarienne non programmée me stresse moins qu’un éventuel accouchement par voie basse à Ste-Justine (à 1h30 de chez moi), je le pense sincèrement. J’appelle donc ma doula pour lui expliquer que, à 37 semaines, c’est trop de « et si » pour moi que de:

-contacter Se-Justine,

– attendre un rendez-vous pour poser toutes nos questions,

– ensuite, passer une pelvimétrie et faire évaluer le poids du bébé,

-attendre le verdict (à savoir si je peux accoucher d’un bébé en siège et ne pas devoir partir en césarienne d’office),

– et enfin (je n’ai toujours pas accouché là !) décider avec mon cœur et mon conjoint si on décide de « tenter notre chance » pour un accouchement par voie basse; car, dans ce contexte, on parle bien d’un « essai de travail ou EDT » et non d’un accouchement, tout simplement.

– Tout ceci alors que mon bébé n’est pas fixé, qu’il est encore haut et donc… qu’il peut se retourner, ou basculer et rester en transverse (ce qui exclu toute possibilité d’accouchement), ou encore qu’il peut décider de relever la tête et donc d’être en moins bonne position pour que l’on accepte que je fasse un « EDT ».

– Car, de toutes façons, lorsque l’on décide un EDT pour un bébé en siège, ce n’est QUE le jour de l’accouchement que l’on va savoir si l’on peut, oui ou non « tenter » d’accoucher vaginalement; en effet, on doit passer une écho de contrôle une fois arrivée à l’hôpital en travail pour vérifier la position du bébé.
Pour en revenir à notre sujet (je sais, c’est long tout ça, mais, c’est par cela qu’il faut passer quand on est en fin de grossesse à 37 semaines et qu’on veut se donner le choix), j’explique donc tout ça à mon accompagnante et lui dis que j’ai décidé (avec mon conjoint) d’attendre que mon travail commence et de me présenter à mon hôpital régional pour une césarienne.

Sur ce, elle acquiesce et c’est tout, elle ne me pousse pas, dans ces propos, à RE réfléchir. Elle m’écoute et est tout à fait d’accord avec moi (elle me dit qu’elle est d’accord avec moi, pas avec ma décision…nuance, hein?!) que tout ça c’est beaucoup de stress, d’incertitude (surtout quand ça fait plusieurs semaines déjà que tu espères que ton bébé va tourner, que tu as été voir l’ostéopathe, l’acuponcteur, que tu as mis les pieds en l’air des heures durant chaque jour, etc. pour RIEN). Donc, je raccroche et suis calme et sereine.

Le lendemain (ça va vite, hein, pour celles qui ont été enceintes, vous voyez de quoi je parle), tout a changé:

« Je ne veux pas qu’on m’ouvre le ventre, c’est hors de question.

Et ils me font c… avec leur ESSAI de travail; Comment ça je ne pourrai qu’essayer et ne pas réussir, hein?

Je VEUX accoucher et je sais que mon corps saura quoi faire. C’est décidé, j’appelle Ste-Justine. »

J’appelle ma doula et je lui dis ce qui précède. « Très bien », me dit-elle.

….et là, je ne comprends plus, comment ça hier elle était ok pour une césarienne et aujourd’hui elle trouve ça bien un accouchement à Ste-Justine ???
A ce moment, je comprends que ce n’est pas à la doula de « dicter » quoi faire aux parents, mais bien aux parents de décider et à l’accompagnante de les suivre dans leur choix. Elle peut les informer, répondre à leurs questions, alimenter leur réflexion, mais la décision leur appartient, quelle qu’elle soit (à elle de se débrouiller pour se rendre là où ils veulent aller, en pleine tempête de neige, s’il le faut!!).

Bien sûr que ce n’est pas elle qui va accoucher, que nous sommes libres de notre choix, etc. mais, là, concrètement, j’étais fragile et n’importe qui aurait pu faire basculer la balance dans le sens qui lui convenait; j’étais un peu « perdue », mais, grâce à cette ouverture et cette confiance en moi de ma doula, j’ai pu entendre cette timide petite voix en moi qui me soufflait à l’oreille: « T’es capable d’accoucher, détends-toi, fais ce qu’il faut pour te préparer au mieux, et vas-y ! »

Et alors là, c’est à ce moment-là que j’ai pris ma décision (toujours avec mon conjoint) et que plus rien n’aurait pu me faire reculer, pas même leur bon dieu d’essai de travail à la noix (expression que je n’ai d’ailleurs jamais utilisée, sauf dans cet article, j’ai toujours dit que j’allais accoucher).

Le rendez-vous a été pris à Ste-Justine une semaine plus tard, à 38 semaines, on a même pu passer l’écho et la pelvimétrie le jour même, le lendemain, on savait après l’appel du médecin que tout était ok, que j’étais une « candidate » parfaite.

Le jour de mes 39 semaines, au rendez-vous hebdomadaire, mon conjoint et moi posons toutes nos questions pour adapter notre plan de naissance en accord avec notre médecin et en lien avec les contraintes d’un accouchement d’un bébé en siège. On était prêts !!!

Trois jours plus tard, le travail démarrait et j’accouchais de ma fille sans épidurale, sans analgésique, au bloc opératoire, mais pas dans la douleur et, surtout, entourée de tout l’amour de mon homme et ma doula !

Pour finir sur ce rôle, cette place, si subtils de la doula auprès des couples: pendant que j’accouchais, au plus fort de cette expérience, j’ai pensé « Et si on me faisait une césarienne, là, maintenant, tout de suite, ce serait bien plus rapide … »
Mais, je ne l’ai pas dit car, en fait, je ne le voulais pas, c’était juste un échappatoire mental. Mais, c’est MOI qui ne le voulais pas; pas une seule seconde je n’ai pensé « Que va dire ou penser de moi ma doula si je demande une épidurale/ une césarienne, ou quoi que ce soit d’autre? »

Tout ça parce que tout au long de nos échanges pendant ma grossesse elle avait toujours fait avec ce que JE voulais, ce que JE pensais et n’avait jamais essayé de m’influencer. En cela, je la remercie du fond du cœur, cela fait en sorte, avec d’autres éléments, que j’ai le sentiment d’avoir pleinement accouché.

Crédit dessins:http://dessintraitdunion.net/dessineraujourlejour/?p=480

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La doula, gardienne de l’instinct maternel

Cet article a été publié en avril 2012 sur mon précédent site doulalaurentides.com

Dans le cadre de la formation d’accompagnante à la naissance que j’ai suivie l’automne passé, à la suite des cours il est demandé à chacune de présenter un travail de recherche et également de faire un stage (un accompagnement supervisé par Isabelle Challut). Je n’ai pas encore pu faire de stage (étant en fin de grossesse et désormais bien occupée avec ma petite), mais j’avais présenté une synthèse de mes lectures et de tout ce que j’avais appris et compris concernant l’accompagnement et la place des doulas.Aujourd’hui, après avoir vécu mon propre accouchement et avoir vu mon accompagnante à l’œuvre, rien de majeur ne serait à changer, j’en ai simplement encore plus à dire;-)

Ainsi, je vais vous livrer par bribes le fruit cette réflexion- réflexion qui m’a permis de pouvoir mieux me définir lorsque je rencontrerai des couples à accompagner.

Pour moi, l’accompagnante à la naissance, ou doula, est la présence gardienne de l’instinct maternel. Grâce à elle, l’intuition, la confiance en soi de la future/nouvelle maman peuvent occuper la place qui leur revient et ainsi, assurer le meilleur terreau pour que les choses se déroulent pour le mieux.

Je vous livre ici la « préface » de mon travail de recherche, en vous souhaitant une bonne lecture!

 

Dans notre société dénaturée où le mental a toute la place et où le scientifiquement prouvé est gage de sécurité, de crédibilité et d’infaillibilité, peu ou pas de place est donnée à l’intuition, l’instinct, le je le sais, mais je ne sais pas pourquoi, ni comment.

À l’ère des spécialistes en tout et n’importe quoi, l’individu commence par avoir l’impression qu’il ne peut pas tout savoir (ce qui est juste), mais finit par penser qu’il ne sait rien puisqu’il n’a pas étudié tel ou tel sujet (prenons celui de la naissance, au hasard !).

Or, si l’humanité en est aujourd’hui là où elle en est, c’est bien que l’être humain a composé pendant longtemps avec le savoir empirique et en faisant confiance à son intuition.

J’ajouterai même qu’aujourd’hui avec toutes les connaissances que l’on a, notamment sur le rôle des hormones dans notre vie, on devrait justement redonner à la nature (notre chimie, dans le cas des hormones) sa juste place : celle d’un chef d’orchestre qui connaît quand même plutôt très, très bien sa partition.

Non pas que l’instinct soit « réductible » au rôle de nos hormones sur nos comportements, mais pour éviter de verser dans le discours magique, arrêtons-nous-en là pour ce présent travail.

J’ai aimé les nombreuses lectures faites ces derniers mois parce qu’elles m’ont plongée dans l’univers de la naissance physiologique. Je veux dire par là (l’expressionnaissance physiologique est de Michel Odent) la naissance vécue comme un événement extraordinaire et très ordinaire à la fois, un espace-temps où le mental décroche pour permettre à la nature d’occuper le terrain, son terrain – celui de la vie, pour permettre à l’unique, à l’exceptionnel d’arriver, dans toute son universalité. En effet, aucun accouchement ne se ressemble, mais la naissance a quelque chose d’universel en soi.

Que l’on se penche sur le cocktail d’hormones sécrétées pendant l’accouchement (jusqu’à l’expulsion du placenta) et l’allaitement, ou bien sur les besoins de la femme qui accouche, sur ceux du nouveau-né et du bébé, il apparaît évident que les discours ambiants et les gestes préconisés dans notre société industrialisée vont, pour la plupart, à l’encontre de ces besoins, voire empêchent des processus millénaires d’avoir lieu. Faut-il préciser que ces processus concernent la survie de l’espèce humaine ?

Et alors, c’est là qu’arrive l’accompagnante à la naissance, ou doula, et le rôle important qu’elle a à jouer, selon moi, dans ce paysage des naissances industrialisées, instrumentalisées. Je ne parlerai pas des maisons de naissances où exercent les sages-femmes au Québec, je m’en tiendrai au contexte hospitalier. De même, je suis consciente que certaines naissances (et donc des familles) profitent des avancées technologiques médicales et ne finissent pas en drame, mais je parlerai ici des grossesses dites « normales ».

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Du lâcher prise bénéfique

Cet article a été publié en mars 2012 sur mon précédent site doulalaurentides.com

La notion de lâcher-prise est très importante dans la vie, mais, d’autant plus dans la période périnatale, je l’ai vécu durant différents moments de ma grossesse, de mon accouchement et même dès la naissance de ma fille. Voici un de ces moments:

Mon bébé ne tournait décidément pas, j’ai donc décidé de lâcher prise entre la 37e et la 38e semaine et ai accepté de regarder mes options en face:

– une césarienne dans mon hôpital local

– une rencontre avec un gynéco-obstétricien de l’hôpital Ste-Justine à Montréal, pour évaluer mes chances de pouvoir accoucher par voie basse.

J’ai opté, avec mon conjoint, pour une rencontre à Ste-Justine. En y allant, on se disait que ce n’était que pour prendre de l’information… en fait, conquis par l’attitude et le discours de la résidente et du médecin, on décidait le jour même de faire la pelvimétrie et l’échographie pour évaluer le poids du bébé.

Le lendemain, coup de fil de la médecin: je suis une candidate idéale pour un siège par voie basse: Youpi!!!!

Je tiens à préciser que la veille, j’avais envoyé un message à Isabelle Brabant, qui a écrit l’excellent livre « Une naissance heureuse », pour lui demander si tenter un accouchement vaginal dans mon cas était un caprice de ma part (je ne voulais pas de césarienne- surtout si autre chose était possible) et que je mettais mon bébé en danger, ou bien si j’avais raison de me diriger dans cette voie-là. Sa réponse, encourageante et déculpabilisante m’avait vraiment mis du baume au cœur et nous avait mis en bonne condition, mon chum et moi, pour la rencontre à Ste-Justine.

Comme quoi, du moment où j’ai décidé de lâcher prise et d’aller avec la situation qui se présentait (le siège) des solutions s’offraient à moi; avant ça, j’allais de déception en déception (version externe ratée, ostéo, acupuncture, etc.) et mes nerfs voulaient me lâcher!!

J’avais lu et relu un document très intéressant et instructif de la société des obstétriciens et gynécologues du Canada sur les dernières recommandations concernant les accouchements de bébés en siège.

Je vous raconterai dans un autre billet comment ce document m’a aidée pendant mon accouchement.

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Pourquoi suivre une formation pour devenir accompagnante à la naissance?

Cet article a été publié en janvier 2012 sur mon précédent site doulalaurentides.com

J’ai toujours eu une attirance pour les femmes enceintes, les nouveaux-nés et tout le mystère qui entoure cette période…très féminine!

Pour moi, française d’origine, des études de sage-femme n’étaient même pas à envisager: il fallait être une bosse en maths et sciences ce qui n’était pas mon cas: j’ai fait des études littéraires avec trois langues étrangères!

En août 2010, lors d’un atelier de quatre jours entre femmes, je rencontre une accompagnante à la naissance québécoise (ou doula). Curieuse, je lui demande des précisions sur ce que c’est qu’une doula et, devant moi s’ouvre la belle et grande porte de l’accompagnement à la naissance!

Ce soir-là, j’entends parler du centre Pleine Lune qui se trouverait dans la région des Laurentides (Québec) où j’habite désormais. Quelques jours plus tard à Val-David, je tombe sur un dépliant de ce centre… et c’est là que tout a commencé pour moi!

Il m’aura fallu attendre un an avant de pouvoir commencer la formation (elle se donnait à l’automne 2011 seulement), mais, ces 12 mois m’ont permis de me rapprocher de ce milieu, de cette profession et de lire et me renseigner sur le sujet tant que j’ai pu! J’ai ainsi découvert Michel Odent lors de sa venue à Montréal, j’ai lu trois de ses ouvrages, je suis devenue une lectrice assidue du blogue du centre Pleine Lune et ai fait la connaissance d’Isabelle Challut, une des co-fondatrices du centre, elle-même qui donne la formation d’accompagnement à la naissance.

Je tombe enceinte pour la première fois en juin 2011, mais mon projet de faire la formation n’est pas remis en question, au contraire, il n’en est que plus renforcé!

En effet, j’ai remarqué que, de plus en plus clairement, beaucoup de femmes et jeunes femmes de mon entourage doutaient de leur capacité à donner naissance ou à allaiter et envisageaient l’accouchement comme un moment de leur vie plus effrayant que révélateur, qu’initiatique… N’ayant jamais accouché moi-même, je n’osais pas leur faire part de mon intuition: nous sommes faites pour ça, nous les femmes (et pour encore bien d’autres choses): donner la vie après l’avoir portée!

Être accompagnante, c’est pour moi la possibilité d’informer les parents que j’épaulerai et aussi de tisser des liens de confiance avec eux afin que, le jour J, cette relation assure à la femme en travail la possibilité de suivre son instinct.

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Le rôle de la doula

Cet article a été publié en janvier 2012 sur mon précédent site doulalaurentides.com

La quasi totalité des femmes accouche actuellement en milieu hospitalier au Québec (et pas seulement au Québec!), alors, je pense très important de cibler cet environnement bien particulier lorsque je parle du rôle de l’accompagnante. En effet, les femmes qui sont suivies par des sages-femmes et qui accouchent en maison de naissance touchent de plus près, me semble-t-il, au lien étroit que féminité entretient avec maternité et enfantement.

Ainsi, il me semble que le rôle de l’accompagnante à la naissance, c’est d’être:

– gardienne de l’instinct maternel de la parturiente.

– une personne-ressource qui est présente pendant la grossesse et tout le long de l’accouchement.

– un lien de confiance pour la mère et le père (ou tout autre personne présente) dans un environnement qui peut être intimidant (l’hôpital) pendant l’accouchement.

– un pont entre eux, l’intimité et l’extérieur, le personnel de l’hôpital.

– une présence qui, lors des moments plus intenses, rappelle à la mère ses valeurs et le pouvoir qu’elle a.

– une femme qui connaît les parents, leurs valeurs, leurs besoins, leurs envies et leurs préoccupations et qui, sans les juger, va les accompagner sur ce chemin, tout le long, avec respect et douceur.

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Non, la césarienne n’est pas un choix au menu!

Cet article a été publié en janvier 2012 sur mon précédent site doulalaurentides.com

Dernièrement, j’ai eu une conversation avec plusieurs proches concernant la césarienne.

Contexte: Pour faire vite, comme mon bébé n’a pas tourné (à 34 semaines, ce n’est pas grave, je sais, merci) et que je le mentionnais sur mon Facebook personnel/ à des proches, les deux réactions majoritaires que j’ai reçues m’ont un peu exaspérée… Voici pourquoi:

– Première réaction: « Ce n’est pas grave, certains tournent à la dernière minute, t’inquiète ». Oui, mais ET SI mon bébé ne tournait pas pour une bonne raison et qu’attendre sans rien faire nous faisait prendre le risque de devoir vivre une césarienne? (oui, c’est risqué). Ce serait quand même dommage de se dire, après-coup, si j’avais su….

– Deuxième réaction: « Tu sais, la césarienne, je suis passée (ou ma voisine, ou ma femme,etc.) par là et mon enfant est en bonne santé. C’est pas grave. » Oui, mais, je souhaite le meilleur départ pour mon bébé dans la vie et la césarienne n’est pas exactement ce que je lui souhaite (ni à moi comme nouvelle maman) comme départ.

J’ai largement préféré les réactions (parfois en message privé) constructives qui me donnaient des outils, des trucs pour inciter/ favoriser le retournement du bébé. Ca, ça m’apporte quelque chose parce que, oui, plus on attend, plus c’est difficile pour bébé de tourner.

Maintenant que la mise en contexte est faite, j’aimerais juste terminer pour expliquer le titre de ce petit texte:

Non, la césarienne n’est pas une option. Oui, ça arrive, tant mieux que l’on ait ce savoir-faire pour les cas d’urgence, mais, non, ce n’est pas une option.

Quand vous prenez l’avion (Montréal-New York disons), est-ce que vous vous dites, « Au pire, j’arriverai par le toboggan d’urgence, pas grave, je serai à New York pareil. » ? Non, bien sûr ! Même si on sait qu’un accident/ une urgence peut arriver, on n’envisage pas comme une option l’atterrissage d’urgence, voire l’évacuation d’urgence à l’issue de notre voyage. Avec tous les risques que représentent ce genre de situations. Et bien, un accouchement c’est pareil.

Heureusement qu’il existe des solutions de secours, mais, elles restent circonscrites à un contexte bien précis- ce qui devrait être la même chose avec la césarienne.

Loin de moi l’intention de vouloir culpabiliser les mères qui ont eu une césarienne, c’est leur histoire. Mais, ce n’est pas l’histoire de l’humanité, ce n’est pas à banaliser pour que celles qui ont eu une césarienne ne se sentent pas différentes. Oui, ce qu’elles ont vécu est différent. Ce n’est pas mieux ni moins bien, c’est autre chose, c’est une intervention chirurgicale. Elles n’en seront pas de « mauvaises mères » pour autant ou quoique ce soit d’autre de moins… elles n’ont pas non plus à se justifier. Mais, la césarienne n’est pas un choix.

Voilà, sur ce, je vous laisse!